Les problèmes de respiration nasale après la rhinoplastie

Il arrive fréquemment que les patients respirent moins bien après une rhinoplastie...

Problème respiratoire non dépisté et aggravé par la rhinoplastie

Nous l'avons vu dans le paragraphe précédent, les problèmes de cloison, de cornets, de valves doivent être impérativement dépistés lors de l'examen clinique, fonctionnel et éventuellement radiologique effectué avant l'opération.


La correction de ces problèmes est alors integrée au plan opératoire
, car sinon, ils risquent de se majorer, surtout en cas de rhinoplastie de réduction.

                                                                                                                   

Réalisation d'un geste qui compromet le flux respiratoire durant la rhinoplastie

Hélas, c'est une cause fréquente de problèmes respiratoires après une rhinoplastie, qu'elle soit esthétique ou même fonctionnelle.

En effet, les connaissances en matière de rhinoplastie ont grandement evolué ces derniers temps, et j'ai personnellement participé à cette évolution par mes articles et communications.

Ainsi, on sait que le fait de retirer une bosse sans reconstruire ensuite la pyramide nasale par spreader flaps ou spreader grafts (greffons) entraîne fréquemment, outre des problèmes esthétiques, une difficulté respiratoire par fermeture de la valve interne.

L'air passe alors plus mal dans le nez, et il est necessaire d'avoir recours à une rhinoplastie correctrice pour ajoutter un greffon (spreader graft) dans le but de réouvrir cet angle et permettre de respirer à nouveau.

Ainsi, la reconstruction du dorsum après résection de bosse devrait être quasiment systématique, au moins pour des raisons fonctionnelles

                                                                                                                   

Utilisation de techniques de remodelage cartilagineux

et réduction au strict minimum des résections cartilagineuses

Par ailleurs, il a été montré que plus on retire de cartilage (souvent dans le but d'affiner la pointe), plus on peut créer de séquelles esthétiques au niveau de la pointe, mais aussi affaiblir la valve externe et créer de sérieux problèmes respiratoires.

 

C'est pour celà qu'il faut réduire au strict minimum les résections cartilagineuses, et utiliser des techniques de remodelage cartilagineux de la pointe par sutures et/ou greffons cartilagineux pour modifier le volume, la position, la projection ou la définition de la pointe.

 

Ces dernières techniques renforcent le support la pointe, et par la même la respiration, au lieu de l'affaiblir, ce qui est le cas des resections.

                                                                                                                  
En conclusion

La prévention de tous ces problèmes respiratoires après rhinoplastie est entièrement possible grâce à un examen pré-opératoire minutuieux et à l'utilisation d'une technique actuelle adaptée de rhinoplastie structurelle.