Rhinoplasties

Il n’existe pas une rhinoplastie, mais de nombreux types de rhinoplasties


... pour un nez trop fort, un nez trop large, un nez trop grand, une bosse plus ou moins marquée, un nez asymétrique ou dévié, une pointe du nez trop large, trop ronde ou trop carrée, une pointe du nez tombante spontanément ou au sourire, des ailes du nez épatées…

                                                                                                                   

Par ailleurs, le type de peau a une influence décisive sur le type de techniques à utiliser : utiliser des résections notables sur peau épaisse sans restructurer le nez peut aboutir à majorer l’aspect large, massif et sans définition.


A l’inverse, utiliser des greffons cartilagineux en apposition sur des peaux fines risque de les faire devenir perceptibles rapidement.

Les rhinoplasties ethniques

De plus, les rhinoplasties ethniques chez des patients antillais, africains, asiatiques diffèrent entièrement des rhinoplasties dites « caucasiennes » chez des personnes d’origine occidentale.

Il est essentiel de restructurer au maximum les nez pour les rhinoplasties ethniques, afin de les affiner au mieux.

                                                                                                                    


Pour terminer, les rhinoplasties secondaires sont un monde à part entière, et font souvent appel à des techniques sur mesure pour essayer de corriger au mieux les défauts esthétiques et fonctionnels.

Qu'est ce qu'une rhinoplastie réussie ?

Très simplement, une rhinoplastie réussie est une intervention qui donne le résultat escompté et prévu lors des simulations pré-opératoires, sans occasionner de gêne respiratoire, et sans que les autres se rendent compte que l’on a eu une intervention.


                                                                                                                     



Le résultat doit également être stable dans le temps, ce qui nécessite de prendre en compte la façon dont le nez « vieillit » pour que des défauts n’apparaissent pas progressivement.

Voie ouverte - Voie fermée

Le débat entre :

  • voie fermée (où l’on passe par l’intérieur des orifices narinaires pour modifier les structures osseuses et cartilagineuses du nez)
  • et voie ouverte (où l’on soulève la peau du nez en commençant par une petite incision à la base du nez, entre les orifices narinaires, afin de visualiser directement les structures osseuses et cartilagineuses à remodeler) est ancien.


                                                                                                                     

 

L’important n’est pas la voie d’abord, ou bien l’existence d’une cicatrice de 5mm qui est quasiment toujours imperceptible au bout de quelques semaines. L’important, c’est la façon dont le nez va être modifié, c’est-à-dire la stratégie opératoire et les techniques qui vont être utilisées.

Il est clair que le temps où les corrections du nez se résumaient à couper la bosse, casser les os, retirer du cartilage, et parfois ajouter des greffons cartilagineux est révolu !

 

Tout simplement parce que le cartilage sert non seulement à donner la forme du nez, mais aussi à garder les voies respiratoires nasales ouvertes :

plus on enlève de cartilage, plus on peut créer des déformations locales (pointe trop pincée, trop remontée, rétraction des ailes du nez, déformation en V inversé ou pincement de ma partie médiane du nez…)

 

et plus on risque d’altérer la respiration nasale (dysfonction de valve externe, de valves interne, collapsus inspiratoire des ailes du nez ou des parois latérales du nez…)

 

 

 

Par ailleurs, les greffons cartilagineux mis sous la peau peuvent se voir plus ou moins vite avec le temps si la peau n’est pas épaisse, et doivent être donc disposés avec beaucoup de précaution : il faut lisser leurs bords au maximum, et éventuellement camoufler leur face superficielle.