Autres matériaux : les matrices dermiques acellulaires

De nombreux matériaux ont été utilisés en matière de rhinoplastie et ont été pour la quasi-totalité abandonnés, du fait des nombreuses complications, notamment des infections.

 

Il faut savoir que le nez est le siège de passage de nombreux microbeset que le moindre microbe qui vient au contact d’un corps étranger provoque une infection qui peut être dramatique sur le plan esthétique et fonctionnel.


                                                                                                                    

Les seuls matériaux faisant exception à cela sont les matrices dermiques acellulaires (MDA).

Il s’agit de feuillets de derme d’origine animale (porcine ou bovine) dont toutes les cellules ont été retirées afin d’éviter tout risque de rejet.

Ce sont donc des feuilles de collagène plus ou moins épaisses qui sont progressivement intégrées par l’organisme et revascularisées, ce qui n’est pas le cas des prothèses et des autres matériaux.

 

Ces MDA se résorbent plus ou moins vite avec le temps.


                                                                                                                    

Dr Gerbault a été le premier en France à utiliser une MDA en rhinoplastie

Il s’agit du Permacol, que j’avais choisi car c’est théoriquement la MDA pour laquelle la résorption est la moins importante ou la moins rapide. Mes patients étaient bien sûr informés du côté novateur de cette technique, mais aussi de l’incertitude d’un résultat durable à terme.

Les résultats ont été présentés dans de nombreux congrès majeurs de rhinoplastie à travers le monde et concordent avec ce que d’autres chirurgiens ont également constaté.
Le Permacol peut servir utilement en camouflage préventif, c’est-à-dire pour prévenir les risques de visibilité d’imperfections sur des peaux du nez fines.

En revanche, le Permacol n’est pas adapté aux augmentations de volume du nez car il se résorbe de façon entièrement imprévisible dans les 6 à 24 mois suivant l’opération, parfois même plus tard.

Il s’agit donc d’un procédé non fiable d’augmentation du dorsum par exemple, qui risque d’obliger à une ou plusieurs nouvelles opérations ultérieures pour corriger sa disparition progressive.


Le procédé de référence pour les augmentations du dorsum,
pour moi comme pour de très nombreux leaders mondiaux en rhinoplastie, reste le DC-F.